Cette semaine nous cédons la parole à 2 anciens Junior-Entrepreneurs très connus (et très appréciés dans le mouvement) : Charles-Adrien (CA pour les intimes) Louis et Sylvain Boucherand, 2 anciens de Centrale Lille Projets. Ils ont créé il y a peu leur cabinet de Conseil & Expertise en développement durable (B&L Evolution).
Sylvain : Je suis rentré à l’École Centrale de Lille en 2007 (école d’ingénieur généraliste) et j’ai intégré tout de suite la Junior-Entreprise : Centrale Lille Projets. J’ai commencé comme Chargé de Mission Prospection puis j’ai pris la Présidence pendant un an. La junior avait des bases modestes mais solides et mon équipe à pu se concentrer sur le développement de l’activité. Ca m’a tellement plu que j’ai ensuite intégré la CNJE en tant que Vice-Président.
CA : Pour ma part, je suis rentré un an avant à l’Ecole Centrale de Lille et donc forcément à Centrale Lille Projets. J’ai eu un parcours en Junior-Entreprise un peu atypique, une sorte d’electron libre touche à tout. D’abord à la prospection, puis chargé de la communication externe, ça ne m’a pas empêché de devenir auditeur puis de passer deux ans à la CNJE dans les pôles Audit et Conseil & Formation.
Sylvain : Alors mon parcours : ayant l’envie de créer mais pas encore de projet, après les aventures J.E./CNJE et mon diplôme en poche, j’ai fait 6 mois d’audit chez Mazars afin d’avoir un complément « finance » à ma formation technique d’ingénieur. C’est pendant ces 6 mois que j’ai décidé de m’associer avec Charles Adrien et nous avons commencé à « chercher une idée ». Le projet s’est peaufiné pour avoir vraiment quelque chose qui nous corresponde : Conseil & Expertise en stratégie RSE et Développement Durable ; et voilà que nous avons depuis le mois de mai notre numéro SIRET et nos premiers prospects !
CA : Tout comme en Junior, j’ai eu un parcours scolaire un peu différent puisque j’ai passé 4 ans à l’Ecole. J’ai en effet eu l’opportunité d’intégrer à mon cursus une année de césure entièrement consacré à mes diverses activités associatives (c’est ce qui a permis à Sylvain d’être diplômé en même temps que moi). Dans la continuité de la Junior-Entreprise, je suis alors entré dans un cabinet de conseil où j’ai passé 6 mois avant de m’associer avec Sylvain.
CA : le déclic, je l’ai eu … en 2004, lorsque je devais réfléchir à mon orientation. J’ai toujours su que je créerais à la sortie de l’école. Après il fallait passer de l’envie à la réalité et je pense que la Junior-Entreprise y est pour beaucoup.
Sylvain : Pour moi il n’y a pas vraiment eu de déclic… j’ai l’envie de créer depuis longtemps et la question c’était plutôt : quand est-ce que ce sera enfin possible ! Alors j’ai attendu la fin de mes études, une petite expérience professionnelle complémentaire qui m’a permis de mettre un peu d’argent de coté pour pouvoir créer sereinement.
Sylvain : Elle m’a permis d’avoir une première expérience d’entrepreneur et j’ai pu me rendre compte que c’était tout à fait accessible (gestion, négociations, prospection, comptabilité, bases juridiques etc… et surtout les relations interpersonnelles et le développement de sa propres méthode de travail) et même que c’était ce qui me plaisait plus que tout !
CA : En tout ! La Junior-Entreprise c’est vraiment l’école de la création. On apprend beaucoup sur la gestion d’entreprise et on peut se tester et tester ces idées. Au final il y a très peu de différence entre gérer une Junior-Enterprise et gérer une petite entreprise.
CA : Je dirai que la phrase de Churchill « il ne savait pas que c’était impossible, alors il l’a fait » résume bien l’idée. Quand on est jeune, on est un peu fou, on a rien à perdre, alors on ose et c’est ça qui fait les plus belles choses.
Sylvain : Peu de contrainte, on a de l’énergie à revendre et des rêves à réaliser… Le contexte est donc idéal.
Sylvain : N’hésitez pas, foncez ! (et profitez du réseau Junior-Entreprise, ça marche, c’est prouvé !)
CA : il faut oser, quoi qu’il arrive c’est une expérience fantastique ! Il ne faut pas rester seul dans son coin à se questionner. Hésitez pas à aller à la rencontre d’autres entrepreneurs.
Nous remercions CA et Sylvain pour leur participation ! Si vous êtes un ancien Junior-Entrepreneur et que vous êtes devenu entrepreneur, faites nous signe !!
Cette semaine, après les interviews des Junior-Entreprises de Centrale Lille (Centrale Lille Projets), Centrale Nantes (Centrale Nantes Etudes), Centrale Paris (Junior Centrale Etudes) et enfin Centrale Marseille (KSI), nous cédons la parole à Centrale Conseil, la Junior-Entreprise de Centrale Lyon :
Centrale Conseil Rhône Alpes est la Junior-Entreprise de l’Ecole Centrale Lyon. Notre Junior-Entreprise figure parmi les plus anciennes du mouvement: fondée en 1972, elle fêtera l’an prochain ses 40 ans ! Nos domaines de compétence sont très larges, à l’image de notre école qui forme des ingénieurs généralistes : nous réalisons des études dans le domaine de l’informatique (sites internet, logiciels, systèmes d’information), de l’ingénierie (prototypes en mécanique en électronique) mais aussi dans l’audit-conseil, des études de marches techniques et des traductions techniques.
C’est cette polyvalence reconnue des ingénieurs de l’Ecole Centrale de Lyon, associée à une réputation bien établie de qualité et de professionnalisme auprès de nos clients qui est notre point fort aujourd’hui sur un marché toujours plus exigeant.
Actuellement les études d’informatique représentent la plus grosse part de notre activité, or seule une minorité d’étudiants sur le campus veulent, ou peuvent, réaliser ce type d’études. C’est donc à nous de développer nos autres domaines d’activité pour toucher un maximum d’élèves-ingénieurs et les faire profiter de l’expérience Junior-Entreprise tout en assurant notre pérennité et notre développement.
C’est pourquoi nous travaillons beaucoup sur la communication et la prospection afin d’obtenir plus d’études dans les domaines de l’ingénierie, de l’intelligence économique/veille technologique, et des traductions techniques.
Demain, il faudra s’adapter au boom des nouvelles technologies en mettant par exemple en place des formations en partenariat avec les enseignants-chercheurs de l’école, et également répondre à la demande croissante d’études très complexes qui nécessiteront la mise en place de collaborations avec des Junior-Entreprises d’horizons très différents : Junior-Entreprises ingénieurs spécisalisées, Junior-Entreprises commerciales… On en demande toujours plus aux Junior-Entreprises, il faut s’adapter !
Notre Ecole forme des ingénieurs depuis plus de 150 ans, et des Junior-Entrepreneurs depuis 40 ans, le potentiel du réseau des anciens est énorme ! C’est pourquoi nous travaillons à nous rapprocher de l’association des anciens élèves de l’Ecole, mais surtout à développer le réseau des anciens de la Junior-Entreprise, via une newsletter et des outils comme LinkedIn.
L’objectif est double : d’une part bénéficier des retours d’expérience et du recul de nos prédécesseurs, mais aussi augmenter notre activité en obtenant des études pour les entreprises dans lesquels les anciens de Centrale Conseil occupent souvent des postes stratégiques.
Pour mettre tout cela en place, rien de tel que les échanges avec d’autres Junior-Entreprises beaucoup plus avancées que nous dans ce domaine comme SEGMA, à l’occasion des Congrès Régionaux ou Nationaux par exemple !
Les Grandes Ecoles et l’enseignement supérieur français en général s’ouvrent de plus en plus à l’international en accueillant des étudiants du monde entier, et c’est tant mieux ! Maintenant le Mouvement doit suivre : sur un campus comme celui de l’ECL qui accueille plus de 20% d’élèves étrangers, quel dommage de ne pas pouvoir faire travailler les étudiants chinois ou brésiliens, qui apportent souvent de leur université d’origine une compétence de pointe dans des domaines particuliers, introuvable par ailleurs !
Cela peut être un pari gagnant si cette spécialisation correspond à l’enseignement de l’école et que l’expertise des étudiants est reconnue par les entreprises. Toutefois cela n’est ni réalisable ni souhaitable pour Centrale Conseil, au contraire nous devons élargir nos horizons pour refléter la polyvalence et la diversité des formations offertes aux élèves-ingénieurs de l’école.
Profitez du réseau ! Venez nombreux aux Congrès pour rencontrer les autres Junior-Entreprises de votre région, échanger petits conseils et best-practices, voir même mettre en place des partenariats. C’est le meilleur moyen de mettre en place la bonne stratégie pour avoir rapidement des process efficaces et proposer des études de qualité, en bénéficiant de l’expérience de Juniors plus anciennes, qui ne demandent qu’à vous donner un coup de pouce !
Samedi dernier nous avons accueilli le Congrès Régional de Printemps des Junior-Entreprises de la région Centre Est. Grâce à un petit coup de main de la météo et à l’enthousiasme des 130 collègues Junior-Entrepreneurs qui ont répondu présent, ça a été une vraie réussite et une expérience inoubliable. C’était aussi l’occasion de présenter en avant-première le trailer de promotion de notre Junior-Entreprise, entièrement réalisé par des membres de Centrale Conseil !

Cette semaine, après les interviews des Junior-Entreprises de Centrale Lille (Centrale Lille Projets), Centrale Nantes (Centrale Nantes Etudes) et Centrale Paris (Junior Centrale Etudes), nous cédons la parole à KSI, la Junior-Création de Centrale Marseille :
KSI était à l’origine la Junior-Entreprise de l’ESIM, l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Marseille. Elle a été créée en 1974 et dissoute en 2005 au moment de la fusion des écoles d’ingénieurs de Marseille afin de créer l’Ecole Centrale Marseille. Fort de cette histoire, KSI renaît en 2008 avec une nouvelle équipe et un statut de Junior-Création. Depuis, trois équipes motivées et soudées se sont succédées et nous ne cessons de développer l’association et son image au sein de l’Ecole et du réseau d’entreprises qui travaillent avec nous.
Grâce au potentiel des étudiants d’une école du groupe Centrale, KSI propose de réaliser des projets variés. Même si l’ingénierie et l’informatique demeurent nos savoir-faire les plus pointus, nous réalisons également des traductions techniques dans de nombreuses langues. Cette année, KSI se compose de vingt personnes, une équipe dynamique, sérieuse et motivée !
Notre principal point faible pour le moment reste la prospection. C’est pourquoi la stratégie de démarchage a été revue: il est de la mission des pôles Gestion de Projet (GP) et Communication d’aller à la rencontre des entreprises, que ce soit dans une optique à court terme, ou au contraire à moyen et long terme. Ce sera le Vice-président qui gérera ceci.
Notre deuxième priorité est la communication externe à l’Ecole. En effet, nous cherchons à augmenter notre présence dans les forums, salons, apéros entrepreneurs, mais aussi à tisser des liens plus étroits avec la CCI, l’AIE, les incubateurs, les pépinières d’entreprises ainsi qu’avec les associations de commerçants (hôtels, restaurants…) et certaines ONG.
De plus, nous portons une attention particulière à l’image de KSI au sein-même de notre Ecole. Nous souhaitons tenir l’ensemble des élèves informés de nos activités par des mailings réguliers, ceci pour endiguer les préjugés qui sont nés surtout de l’ignorance quant à nos activités et notre façon de travailler.
Concernant la prospection, nous réfléchissons à de nouvelles stratégies de démarchage. A ce propos, nous avons sollicité le Comité Senior (CS), qui s’est déplacé le 17 février 2011 dans nos locaux et nous a été d’une grande aide pour faire le point et surtout nous donner des pistes d’amélioration, qui sont en train d’être réalisées.
De plus, nous avons récemment préparé un dossier afin d’obtenir le label Pépinière Junior-Entreprise. Les buts principaux étant de faire connaître notre travail et notre sérieux auprès de la CNJE et d’augmenter notre visibilité auprès des entreprises.
Ensuite, nous effectuerons une demande pour le Trophée du Meilleur Espoir. Le but étant que la CNJE reconnaisse nos efforts pour reformer la grande Junior-Entreprise que l’ESIM avait auparavant.
S’ouvrir à beaucoup plus d’écoles, d’universités, etc. Un meilleur maillage de la France, pour que le mouvement des Junior-Entreprises soit encore plus fort et plus connu.
La première difficulté, d’après l’équipe concernée, a été de se faire connaitre. Pour cela ils ont fait appel aux fondateurs de KSI et anciens membres. Ceux-ci ont été d’une aide précieuse et ont permis à KSI de relancer son activité.
Une deuxième difficulté a été de remettre en place les processus de la Junior. Ceux-ci permettant d’assurer la pérennité de l’activité de la Junior.
Ce qui a probablement été indispensable à la reconstruction de KSI est le réseau des anciens. Sans celui-ci, KSI ne serait certainement pas ce qu’elle est aujourd’hui. Ce réseau a aidé à relancer l’activité mais surtout, il a permis à l’équipe de Mr Othmane Benzair de se sentir en confiance et soutenue par l’ensemble de nos prédécesseurs. De plus, il est primordial d’avoir des processus bien ficelés, ce à quoi c’était attardé l’équipe de Mr Louis Duverger-Noïski.
Il faut surtout croire en son projet, travailler (beaucoup) pour le voir se concrétiser. Tous les efforts fournis seront payants, que ce soit pour la Junior ou même pour sa future carrière professionnelle.
